BHA et BHT : à éviter ou à bannir ?

BHA et BHT : à éviter ou à bannir ?

BHA et BHA - à éviter ou à bannir

On entend parfois qu’il faut se méfier des ingrédients cosmétiques écrits en lettres capitales. C’est parfois faux, mais ici cela se vérifie plutôt bien. Le BHA et le BHA, diminutifs des noms barbares butylhydroxyanisole et butylhydroxitoluene, sont deux antioxydants qu’on utilise pour éviter que les produits cosmétiques contenant des huiles rancissent.

 

Statut : autorisé mais réglementé

Notre position : BHA à bannir, BHT dans le radar

 

« Ils sont autorisés, donc aucun risque » FAUX.

Le BHA et le BHT sont tous les deux autorisés, c’est vrai. Mais le BHA a été classé comme « cancérogène possible » par la très reconnue International Agence for Research on Cancer (IARC) qui dépend de l’OMS. Il s’est depuis fait assez rare dans nos cosmétiques. La France l’a également inscrit sur la liste de substances supposées toxiques à faire évaluer par la Commission Européenne. Face à ces petits embêtements, les marques l’on souvent remplacé par le BHT. Sauf que le BHT est aussi controversé. L’ANSES française (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) le classe comme un perturbateur endocrinien avéré (voir ci-dessous).

 

« Ce sont des perturbateurs endocriniens » VRAI.

Plusieurs études scientifiques, comme celle-ci de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) prouvent que le BHT agit comme un œstrogène et un anti-androgène : c’est-à-dire qu’il augmente la production d’œstrogène, hormone féminine, et inhiber les hormones masculines.

 

« Ils peuvent provoquer des allergies » VRAI.

Le BHA et le BHT ont un fort pouvoir allergisant et peuvent générer de vraies sensibilités de peau chez certaines personnes.


« On les élimine très mal » VRAI.

Fait étonnant, après absorption par voie orale (car les deux lascars sont aussi des conservateurs alimentaires), on retrouve seulement 50% du BHT dans les urines. Cela signifie que le corps métabolise une bonne partie du BHT. Or il a été prouvé par plusieurs études que le BHT est toxique sur les animaux à plusieurs niveaux : altération du système immunitaire, sang qui coagule moins bien, hypertrophie du foie, atteinte de la glande thyroïde et des reins…

 

« Ils sont irremplaçables » FAUX.

Il existe 800 antioxydants alternatifs répertoriés comme la vitamine E (tocophérol), certains synthétiques, d’autres naturels. Mais une fois de plus, 2 avantages pour les industriels : ils sont faciles à gérer (le BHA et le BHT résistent à de hautes températures parfois nécessaires en fabrication) et moins chers que leurs alternatives.

Comme je l’écrivais dans l’article sur le phénoxyéthanol, il appartient vraiment à chacun de se construire sa propre « black list ». Mais notre combat chez Krème est de vous donner, en toute transparence, les clés pour arbitrer vous-mêmes !

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