Hygiène intime : les bons gestes à adopter

Hygiène intime : les bons gestes à adopter !

Conseils hygiène intime

Trop souvent considérée comme sujet tabou, l’hygiène intime devrait pourtant être au cœur de nos préoccupations. Trois femmes sur quatre souffrent d’une mycose vaginale au cours de leur vie selon cette étude du Albert Einstein College of Medicine, et la récidive est fréquente (une mycose sur deux). Alors comment protéger sa région intime ? Krème fait le point sur les bons gestes à adopter au quotidien… et ceux à éviter.

Pourquoi faut-il faire attention à son hygiène intime ?

La zone intime, composée de la vulve et du vagin, est l’une des plus sensibles du corps de la femme. Elle contient en effet un grand nombre de cellules nerveuses très réactives au moindre désagrément cutané (mycose, vulvite, vaginite…). La zone intime possède une flore microbienne unique que l’on appelle microbiote vaginal. Cette flore, constituée d’un ensemble de bactéries, protège la zone des infections extérieures. Son équilibre est précaire, il est important de le préserver en adoptant les bons gestes.

Quels gestes adopter pour une bonne hygiène intime ?

#1 Adopter une hygiène intime régulière, mais pas excessive

Une douche par jour, pas deux. Parce qu’hormis les périodes de règle, une toilette quotidienne est amplement suffisante, et permet de ne pas trop perturber notre flore bactérienne.

#2 Utiliser un pain dermatologique ou un gel nettoyant intime

Le vagin a un pH d’environ 4 (pH acide) et la vulve d’environ 7 (pH neutre). Pour un usage quotidien, on choisit un savon dont le pH est compris entre ces valeurs, comme les pains dermatologiques ou « savons sans savon ». En cas de pathologie (mycose ou autre), on choisit un nettoyant gynécologique spécifique, au pH alcalin, entre 7 et 9, pour lutter rcontre les mycoses.

#3 Se sécher précautionneusement avec un linge doux

Pourquoi ? Parce l’humidité favorise la prolifération de toute sorte de bactéries !

#4 Dormir sans sous-vêtements

Dormir avec ses sous-vêtements, c’est favoriser les frottements et l’humidité. Alors pour prévenir mycoses et cystites, on essaye de dormir nue le plus souvent possible.

#5 Prendre des probiotiques

Les probiotiques aident à réduire les mycoses et préviennent leur récidive. Ils peuvent se prendre par voie vaginale (ovules, tampons imbibés), topique (crèmes), orale (en cure de comprimés). Ils peuvent contenir plusieurs souches comme le Lactobacillus Rhamnosus ou le Lactobacillus Reuteri ou Lactobacillus Fermentum, parmi les plus connus.

Les gestes à éviter pour préserver son équilibre intime

#1 Pratiquer les douches vaginales

Pourquoi ? Parce que la flore vaginale est composée d’un tapis de bactéries qui se nettoie tout seul et prévient le développement de pathologies. La douche vaginale reviendrait à détruire la flore bactérienne, et favoriser l’apparition de mycoses ou d’infections génitales.

#2 Utiliser un nettoyant agressif pour son hygiène intime 

Le savon de Marseille ou les gels douches trop parfumés sont décapants et agressent les muqueuses. En pensant nettoyer la zone intime, on en vient en fait à la déséquilibrer !

#3 Se laver au gant 

Pourquoi ? Parce que les gants de toilettes sont des nids à microbes, dont on se passera volontiers.

#5 Porter des vêtements trop serrés

L’humidité et la transpiration augmentent la prolifération des germes. C’est pour cela qu’on évite de garder un maillot de bain trop mouillé l’été, de porter des pantalons trop serrés. On privilégie aussi les sous-vêtements en coton à ceux en synthétiques, moins absorbants, et l’on fait attention au choix de sa lessive !

#6 Utiliser des lingettes intimes ou des déodorants intimes

Les lingettes intimes, qui à force d’usage, peuvent s’avérer très déséquilibrantes pour la flore vaginale, et ne sont, en plus, pas très écologiques. Les déodorants intimes, qui en camouflant l’odeur vaginale, peuvent camoufler l’arrivée d’infections.

 

N.B. Certaines périodes de la vie nécessitent une attention particulière :

– À l’adolescence, la flore microbienne du vagin évolue, il peut être nécessaire d’adopter un soin lavant gynécologique si l’on ressent un certain inconfort ;

 Pendant la grossesse, les désagréments peuvent être plus nombreux et la vulve est plus sensible ;

– À la ménopause, le taux d’oestrogènes baisse, entraînant un déséquilibre du microbiome et des sécheresses vaginale

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